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  • Damien

Kaboul - Afghanistan

Mis à jour : 5 mai 2019

Nous avons pas encore atterris que les images du sol afghan sont saisissantes. Le sol semble sec et tres rocheux. Les montagnes semblent tres pentues et vertigineuses. Les couleurs sont sublimes avec le soleil qui se lève. J’ai le sentiment que je vais en prendre plein la vue pendant tout le voyage.


Mon voisin de siège me montre du doigt une zone « no safe » ou se cachent de nombreux Talibans. Il s’appelle Suhrab et reviens en Afghanistan avec avoir émigré aux Etats-Unis avec ses parents. Maintenant Ingénieur IT, il voulait revenir voir des amis quitté 6 ans plus tôt et assister au mariage d’une cousine.


Nous avons eu 4h40 pour échanger sur le pays et j’en ai beaucoup appris, notamment sur la place jouée par la Russie dans le pays.





Enfin sur le sol Afghan!


Je suis épuisé et je pose enfin le pied sur le tarmac. Passage de douane sans grandes encombres.


L’aéroport est petit. Un terminal pour les vols internationaux et un pour les vols domestics.


La pression commence a monter un peu... « Est-ce que quelqu’un va venir me chercher? »...après avoir récupérer mon bagage et vu plusieurs personnes avec des pancartes (mais pas la mienne!) je commence à me poser plus sérieusement la question.


Je passe le dernier Check bagage pensant qu’ils m’attendent à la sortie de l’aéroport mais toujours rien!


Il y a un parking avec du monde un peu plus loin donc je décide d’avancer mais toujours pas. J’appelle donc l’agence et ils m’indiquent de me diriger vers le Parking 3 donc je demande ma route et avance...la parking est bondé d’afghans qui n’ont en fait pas pu approcher plus près l’aéroport pour des mesures de sécurités.


Je comprends qu’il n’y avait que des véhicules d’ONG et d’ambassades à la sortie de l’aéroport.


Mon chauffeur est la avec la pancarte!




L’équipe prévue est au complet: chauffeur, guide et garde. Ce dernier demande d’ailleurs un chargeur pour sa kalashnikov qui se trouvait dans la boite à gant! Je rentre immédiatement dans l’ambiance.



Direction la Guest House !


Je dépose mes affaires et prends un petit déjeuner rapide.


Je demande au guide de décoller car je n’ai pas dormis depuis 24h et je sens que la moindre pause pourrait etre fatale.



On part donc pour le musée OMAR (Organisation for Mine Clearance and Afghan Réhabilitation). Il s’agit d’un musée basé sur la cause du déminage de l’Afghanistan et la mise en avant des trophées de guerre pris à l’URSS. Rien de fou mis à part des armes, des grenades, mines et autres engins explosifs.


Il est pas possible de prendre la moindre photo car au fond du batiment se trouve la chaîne TV Shamshad qui a subit une attaque terroriste la semaine dernière a priori.



Petit stop chez le tailleur, j’ai laissé pousser la barbe et les cheveux donc il reste plus que la tenue locale. Choix du tissus, prise de mesure, 25€ et dans 3 heures c’est prêt!




On décolle ensuite pour la Forteresse de Kaboul (en ruines) en passant par un superbe point de vue de la ville.


Au pied de la forteresse, je demande a des paysans de prendre quelques photos et sans la moindre réticences ils acceptent. Moi qui ne savait pas trop a quoi m’attendre ici, je suis plutôt content.


Des enfants arrivent de nul part pour jouer avec l’objectif et j’ai donc pu prendre quelques cliches sympas.




On part ensuite déjeuner dans un restaurant moderne et délicieux. Kebab (grillades), riz avec du poulet, salade de légumes...STOP!


Les hommes non accompagnés de leur famille mangent séparément donc je me retrouve avec mon guide dans une salle immense quasiment vide. Remember Corée du Nord!


On échange pas mal sur la vision de la vie en Afghanistan, du bonheur...Il me donne une belle leçon de positivisme.



30h sans dormir!


Il est 14 heures et ça fait trop longtemps que j’ai pas dormis. Je leur demande donc de me ramener à la guest-house pour dormir et ressortir en fin de journée.


On sort donc à la tombée de la nuit pour visiter le centre de Kaboul (new center). Certaines rues sont dédiées aux restaurants, d’autres plus bucoliques aux fleuristes mais aussi aux bouchers et à toutes autres activités. C’est assez perturbant de visiter a pied (sans le garde) de nuit les rues de Kaboul mais mon guide m’assure que nous ne risquons rien car il y a de nombreux gardes, policiers et militaires à tous les coins de rues. Inch’Allah.




J’ai cependant pas l’impression d’être regardé sûrement car la barbe et les cheveux me donnent un petit air « pachtoun ».


C’est finis..Je rentre écrire ces quelques lignes et je vais dormir.

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© 2017 par Damien Catala

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