• Damien

Descente du Nil en train - Egypte

Mis à jour : 9 mai 2019

Nuitée ferroviaire: Le Caire - Assouan


La nuit a pas été si mauvaise que ce que je pensais dans cette couchette transformée en lit pour deux.

Notre sommeil a été rythmé au son des trains que l’on croisait ou des stop dans les gares.


12 heures apres notre depart, nous voici arrivés à Astana au Sud de l’Egypte, dans la Haute Égypte.

Apres avoir attendu notre guide quelques dizaines de minutes sur le quai, je décide d’appeler Mina pour savoir ou il est. Il m’envoie un message pour me dire qu’il arrive.


#IMBROGLIO

20 secondes apres l’envoi de mon message, un guide s’approche et me montre sont téléphone ou je devine un message. On peut donc y aller.

Sac sur le dos, on sort tous les trois de la gare avant qu’un américain fasse signe au guide. Ils parlent et le voila avec nous en route. Étonnant car c’était pas prévu.

On marche donc une centaine de mètres avant de s’arrêter dans un hôtel, de qualité égyptienne, ou le guide nous fais nous assoir sur des banquettes. Il y a un truc louche. Il nous montre des excursions locales avec notamment une croisière. Je comprends que c’est pas notre guide. On le remercie, salue l’américain, et on retourne à la gare.


Ahmed est la et nous attend. On prend le taxi pour aller au grand barrage d’Assouan. En chemin, il nous montre l’ancien barrage et la maison de l’anglais (dont j’ai oublié le nom) qui est venu le construire. Ce barrage est aujourd’hui plus du tout utilisé car il y a le nouveau qui a été construit avec l’aide des Russes.


Le grand barrage (nouveau) a été construit pour protéger le Nil et les terres autour. Nasser avait demandé l’aide de la BCE et d’autres pays pour la construction (USA, France, Allemagne…). Tous ces pays ont refusé et Nasser a donc fait, ce qui est présenté comme, un pacte avec le diable: la Russie. En échange de quoi, une grosse partie du coton devait être fourni aux russes.

Apres etre passés devant un monument offert par les Russes pour symboliser cette co-opération, nous arrivons au grand barrage d’Assouan, ligne de démarcation entre le Nil et le Lac Nasser.


Le barrage produit une énorme quantité d’électricité qui permet d’en revendre une grosse partie aux pays voisins dont notamment la Libye et Soudan. L’Egypte produit aussi sa propre électricité avec des équipements solaire.

Les 12 turbines du barrage sont française. C’est un ouvrage stupéfiant de par sa longueur, hauteur et par la pression du Lac Nasser, long de plus de 500 km.



Direction le temple de Philae, temple multiculturel, qui se trouve sur une île du Nil sur la partie comprise entre le grand barrage et l’ancien barrage.


Il s’agit d’un temple sauvegardé par l’UNESCO car il était en partie sous les eaux du Nil. Ils ont donc démonté pierres par pierres, numérotées et transportées 200m plus loin sur une île artificielle. Le temple est tres interessant car il y a des traces de l’époque grecquo-romaine, pharaoniques et copte (chretiens orthodoxes).

L’atmosphère du temple est reposante, verdoyante et entourée d’un beau lac.




Avant de rentrer à l’hôtel, nous voulions aller voir l’obélisque inachevée qui se trouve dans une carrière de marbre. Il existe deux type de marbres: noir et blanc ou noir, blanc et rose. Cette carrière est de la deuxième catégorie.


Un obélisque immense se trouve encore dans la roche, en grande partie taillée mais qui n’a pas été fini du à une fissure.


Apres un repos bien mérité à l’hôtel, nous décidons d’aller explorer the Elephantine Island qui abrite notre hôtel et un village nubien.

Nous explorons ce dédale de ruelles à la recherche de petits monstres ou des habitants.

Très rapidement, nous rencontrons des enfants, le sourire au lèvres et la joie de vivre dans les yeux. Ils tombent amoureux de Mariane, lui sautent au coup et posent avec elle. J’aime beaucoup ces moments. L’un d’eux essaie de m’appuyer sur l’appareil photo, il sent la connerie ;-)

« Welcome ». L’accueil est chaleureux. Plus on s’enfonce dans le village plus les gens sont accueillants. C’est surprenant mais tellement agreable.



Au bout de l’île, le chef du village nous propose une visite de l’autre coté pour profiter du coucher de soleil. On accepte avec grand plaisir car d’un cote de l’île on trouve la ville mais de l’autre, il s’agit du désert. Le contraste est tres reposant. On se sent bien ici.


Apres quelques minute de contemplation, on décide de rentrer à l’hôtel. Au détour dune ruelle, nous tombons nez à nez avec deux enfants en train de chanter. Très vite, trois autres garnements se joignent à eux pour chanter devant nous. Mariane est comme un poisson dans l’eau et me surprend à chanter avec eux...les faisant taire ;-)

Le moment est vivant et tres folklorique. On adore mais il est tant de rentrer rapidement car la nuit tombe.


Les enfants nous suivent et d’autres se rajoutent pour nous raccompagner. Certains d’entre eux crient et bousculent Mariane, sans aucun doute en se bousculants entre eux.

Je sens que Mariane s’inquiète un peu car les ruelles sont sombres et très étroites.

On avance donc dans le noir avec quelques points de lumières mais l’ambiance change nettement avec celle du jour. A moins que ce ne soit qu’une impression.

Pas de panique, j’ai un excellent sens d’orientation. Il suffit de trouver la ou les ruelles qui nous rameneront. Apres une fausse route, nous tombons sur le petit bar par lequel nous étions entré dans le village.


Deux citronnades apres. Direction la chambre pour se coucher tôt car demain depart pour ABOU Simbel. Le chauffeur nous attend à l’embarquadere à 5h.

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© 2017 par Damien Catala

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