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  • Damien

Damas - Syrie

Mis à jour : 9 mai 2019

Hier soir, j’ai reporté mon départ à 10h au lieu de 9h. J’avais envie de dormir un peu pour être en forme.

La nuit a été bonne mais l’hôtel est un peu bruyant.


Alors que je prends mon petit déjeuner, Adel, mon guide pour le voyage, me rejoint. Nous discutons un peu avant de partir à l’assaut de Damas.

L’hôtel Beit Al Wali se trouve dans le centre historique de Damas. Ce centre ville est traversée par une rue principale et un dédale de petites rues autour. Il s’agit du quartier chrétien.


Non loin de l’hôtel, nous allons à la Maison de Ananie. Adel m’explique l’histoire d’Ananie et Saint Paul qui a vu Jésus (apres être tombé de cheval!) à Damas.

Nous sommes ici dans un des berceaux du christianisme. Inculte que je suis je n’en avait pas la moindre idée.



#CHRISTIANISME

Comme evoqué, nous sommes dans le berceau du christianisme en Syrie et parmi les tous premiers chrétiens . Ma connaissance plus que limitée de l’histoire des religions ressort au grand jour avec les récits passionnants d’Adel.

Il m’apprends par exemple que Saint Paul était citoyen romain mais juif de confession, que la religion chrétienne est basée sur la religion juive. Je crois que j’ai une sacré actualisation à faire de mes connaissances religieuses…


En déambulant dans les rues étroites de Damas, on tombe nez à nez avec une garnison russe. On se croise sans un mot mais c’est quand même assez perturbant.


Adel me raconte qu’il y a 11 églises et 9 communautés arabes différentes qui cohabitent. En plus, il n’a pas pris en compte pas les sous-communautés arabes. Il me dit texto « Tous les problèmes du monde viennent d’ici, de chez nous et des pays autour. » J’ai pas trop de mal à le croire. Il y a un tel nombre de religions et de sous-courants religieux que les tensions sont incessantes. Nous allons avoir le temps d’en discuter plus précisément demain pendant nos 5h de voyage à Alep. Je vous en dirai plus.


Alors que nous nous baladons dans les dédales du Souk de Damas, nous tombons devant l’entrée d’un caravansérail « de luxe ». Le caravansérail est un abri pour les caravanes de voyageurs et de marchands. Il s’agit dans la plupart des car d’un batiment carré ou rectangulaire avec une grande cour intérieure, du type des hacienda espagnoles, ou les animaux peuvent se reposer. Adel m’explique qu’il en existe deux types: ceux des villes et ceux hors des villes.

Pour les villes, ils sont composés de plusieurs étages avec au rez-de-chausée des abris pour les marchandises et à l’étage les logements. Ce n’est pas le cas hors des villes, il n’y a qu’un étage pour le logement des marchands.



#IMPOT

Je pense enfin comprendre pour quelle raison les logements dans les médina sont aussi quelconque à l’extérieur et magnifiques à l’intérieur. Adel m’explique que c’était pour les percepteurs que les propriétaires négligeaient autant l’extérieur.

Voici la logique soulevée: comme les percepteurs passaient la journée et que les hommes étaient au travail, ils ne pouvaient pas rentrer car les maisons étaient occupées uniquement par les femmes. Du coup, ils étaient obligés de se fier à la façade pour calculer l’impôt… Malin!


Nous continuons la visite par un palais en plein milieu du souk. Le palais a été occupé pendant le protectorat français par l’administration. C’est maintenant un musée des arts et traditions syriennes. Je découvre ainsi le travail du cuivre, du bois, des tissus mais encore la vie dans les cafés… C’est assez instructif.



Des étudiants sont aussi sur les lieux et m’interpellent quand ils le peuvent pour prendre des photos ou discuter. Je suis assez étonné par certaines questions d’un des jeunes qui me demande ce que je pense de la Syrie, ce que l’on en dit en France ou encore pourquoi je suis là. Il est si jeune pour poser ces questions…

Les élèves entament une grande danse dans la cour. Je me régale à les voir danser et chanter. Je me revois à Kaboul pendant le mariage.


#DERVICHESTOURNEURS

Adel m’explique le dogme des derviches tourneurs. Ils sont aussi en Turquie. Ils considèrent que rien ne dépasse la gravité terrestre. C’est pour la défier qu’ils vont cette danse. L’objectif est de tourner si vite et si longtemps que le corps ne peut plus le supporter. C’est donc la chute et la transe qui permettent de se mettre dans un état second.


Nous continuons par la visite de la Grande Mosquée des Omeyyades. C’est une lieux de culte depuis plus de 3 000 ans et selon certaines recherches, il n’y a jamais eu d’autre usage que celui là.

La mosquée fait 147m de long sur 93m de large et on voit bien à l’intérieur les traces des différentes périodes avec les pierres de l’ancien temple. Il y a de magnifiques fresques en excellent état.


La suite nous amène à visiter le musée National. Il est en partie fermé car suite aux derniers événements, de nombreuses pièces ont été cachées ou fermées pour les protéger de la destruction. Le musée est donc sur deux étages actuellement et certaines pièces sont fermées. Adel demande a un garde d’aller voir une reconstitution d’un tombeau palmyrien que nous allons voir en descendant à la lumière de nos téléphones.



Il est 16h. Nous passons voir Mahmoud à son agence. 4ème étage. Pas d’ascenseur, car pas d’électricité. Le bureau est propre. Mahmoud nous attend avec deux collaboratrices. Nous parlons et réglons les dernières formalités pour continuer la visite. Il donne à Adel deux tas de feuilles avec les autorisations pour que je puisse circuler dans les différentes régions. Je vais vite me rendre compte que c’est obligatoire mais surtout indispensable.

On rentre tranquillement à l’hotel. Je prends un genre de Sandwich kebab et Adel une petite pizza. Il est un peu malade donc il évite la viande.

On rentre à l’hôtel tranquillement en déambulant dans les rues de la vieille ville. Je m’y sens bien!


Une bonne douche, quelques messages et au lit.

Bonne nuit

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© 2017 par Damien Catala

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