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  • Damien

Au temps des Croisades - Syrie

Mis à jour : 10 mai 2019

Aujourd’hui, c’est un retour au temps des Croisades » avec la visite du Crac des Chevaliers (Hospitaliers) et de la tour de Safita (Templiers).

En partant de l’hôtel, nous apercevons le Crac des Chevaliers encore dans la brume. Il est imposant et surplombe la vallée. Il s’agit d’une ancienne forteresse Kurde qui a ensuite été prise par les croisés et qui a été occupée pendant plusieurs siècles. Il s’agit de la place forte des croisés en Orient.





La route pour y accéder nous permet de contempler la beauté de la bâtisse qui n’a jamais cessé d’être en construction

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#TEMPLIERSHOSPITALIERS

Les ordres des Templiers et des Hospitaliers sont deux ordres de moines chevaliers.

Au début, il s’agissait de simples moines installés à Jerusalem qui aidaient les pèlerins d’occident. Il se faisaient payer pour cela et développèrent un peu plus leur offre en organisant complètement le pèlerinage depuis l’Europe. Le voyage était en grande partie fait par bateau.

Les contre-parties financières étaient très importantes. Ils pouvaient demander soit de l’argent, soit directement des actes de propriétés de parcelles. C’est de cette manière qu’ils ont fait toute leur richesse.

A l’arrivée des croisés et avec l’accord du Pape, ils ont décidé de faire une aile armée. En effet, les templiers comme les hospitaliers étaient tous des moines. Leurs richesses et le temps qu’ils passaient à s’entrainer (moine = célibataire) leur ont permis d’être mieux armés et entrainés que les féodaux. C’est pour ces raisons que les féodaux qui avaient pris les premières positions en Orient décidèrent de leur remettre les clefs de ces bastions.



La visite du Crac se fait en deux parties: la première ligne et la forteresse. La visite est assez spectaculaire car nous sommes seuls. Adel salue, comme d’habitude, chaleureusement son ami à l’accueil. Le château a été occupé par Daesh pendant un moment mais rien ne semble avoir été démoli pour le moment. Je m’en réjouis.


Apres avoir traversé les écuries et les douves, nous montons sur les remparts extérieurs et dans la tour Sud (la plus exposée). Durant l’époque Ottomane, le Crac a été habité par des villageois. Certaines des pierres ont donc été déplacées pour construire ou modifier leurs abris.



La vue sur les remparts est superbe. On voit le fond de la vallée. J’aperçois notre hôtel.

Nous continuons sur le rempart extérieur pour en faire le tour et ainsi admirer la forteresse à l’intérieur. Comme à Alep, la forteresse est en hauteur et un glacis la protège. Adel me montre de nombreuses armes de défenses pour protéger la forteresse: mâchicoulis, herses, double mur pour lancer des cailloux, archères, meurtrières (permet de faire couler des liquides à la différences des archères)…


Le chemin de ronde est abimé et il n’y a aucune protection. Je suis légèrement sujet au vertige. Le vent qui souffle fort me rassure pas. Je me concentre pour pas faire transparaitre mon malaise.



Nous descendons des remparts. Direction la forteresse intérieure. Arrêt chez les gardiens qui nous ont proposé un café à l’arrivée.

Nous nous asseyons au bureau du manager qui habite sur place. La responsable du Crac est quand à elle aux USA pour le moment. Il nous explique qu’il y a 12 personnes qui travaillent au Crac dont deux archéologue bulgares. De plus en plus de visiteurs viennent sur le site. Ça me réjouit pour eux. Ils viennent même de recevoir des livrets et des cartes postales du Crac. J’ai du mal à refuser. J’en prends deux.

On les salue et nous montons dans la partie haute de la forteresse.


La végétation a pris un peu sa place. Le spectacle n’est pas déplaisant, bien au contraire.

Nous arrivons en plein milieu de la basse cour intérieure. En face de nous, la salle des chevaliers. Sur la gauche, les dortoirs ainsi que fouilles archéologiques en cours. Il semblerait que ce soit un ancien hôpital. Sur la droite, l’église.


Nous entamons la visite par la gauche et je découvre qu’il y a grand nombre de couloirs, salles ou passages dans toute la forteresse. Un ensemble de salles voutées impressionnantes de hauteur fait le tour de la forteresse intérieure. Il y a 8 citernes enterrées pour la récupération de l’eau de pluie qui permettait d’être autonome en eau.



#ATABLE

Les cuisines sont immenses. Le four fait 5,5m de diamètre. D’un coté, ils mettaient les combustibles et de l’autre les marmites. Selon des recherches qui ont été faites, ce four a mis 5 jours pour monter en température et n’a plus jamais été éteins.

La forteresse pouvait accueillir jusqu’à 3 000 chevaliers, dont 2 000 chevaliers lourds. Les chevaliers lourds ont deux chevaux aux cas où.



Nous finissons la visite de la partie basse avant de monter à la cour supérieure ou une table ronde trône au milieu. Il n’y a plus grand chose.


Coup de fil pour Adel. C’est les autorités qui font un contrôle pour savoir ce que nous faisons. Il me fait savoir qu’il y a plusieurs services, pas coordonnées, qui contrôlent ce que nous faisons.


Nous montons dans la tour sud. Le plus haut point de vue. La vision à 360 sur les vallées est magnifique. On imagine très bien le contrôle que pouvait avoir ce château dans la région à l’époque.

Cet emplacement est stratégique car il domine ce que l’on appelle la trouée de Homs. Il s’agit d’un passage dans les montagnes qui séparent le Liban de la Syrie. C’est le point de passage le plus facile de la région.



Nous retournons au restaurant à coté de l’hôtel pour manger les truffes blanches ramassées par le colonel hier. C’est pas mal du tout. Elles sont cuites avec des oignons, de la viande coupée en morceaux et de la graisse (de mouton je pense!). La texture est à moitié chemin entre la pomme de terre et le tofu.


Sur l’autoroute, Adel s’arrête pour prendre un café. Je l’accompagne.

Outch…qu’il est fort! J’ai l’impression que je fais de la taticardie instantanée.


Nous arrivons à Tartous, deuxième ville côtière. Nous nous sommes fait arrêter au check-point. On me demande, après quelques minutes à attendre dans la voiture, de venir au poste. Je m’exécute. Le chef a le sourire au lèvres. Je me demande si c’était pas juste pour voir ma tête de con. Il passe un coup de fil et me renvoie à la voiture. Adel reste avec lui. 5 minutes plus tard Adel vient me demander le prénom de mes parents. Je bégaye un peu…ça fait un moment que je les ai pas vu! ;-)

30 secondes après, nous sommes autorisés à partir. J’ai l’impression que « Evelyne et Pierre » est le mot de passe ici.


Ce soir, nous dormons près de Tartous sur la cote. Nous nous arrêtons visiter une tour des Templiers à Safita avant de rejoindre l’hôtel.



#HOTEL

Parlons-en de l’hôtellerie. Je vais pas vous cacher que je commence à en avoir marre de dormir habillé.

A mon arrivée, j’ai été installé à l’hôtel Beit AlWali de Damas. C’est un hôtel de charme. Rien à redire sur le lieux, l’accueil, la propreté…et tout le reste!

Ensuite c’était pas vraiment la même musique notamment à Homs et ici. Première chose assez étrange, sans l’être finalement, nous sommes seuls dans les hôtels. Pas que je n’apprécie pas la tranquillité mais cela n’a rien de rassurant. Les bâtiments sont immenses…et vides. J’ai, par moments, l’impression d’être dans un film d’horreur.

Du coup, je n’ai pas trop confiance en la literie et c’est pour cette raison que je préfère dormir habillé avec mon pull sur l’oreiller. Simple précaution personnelle.



L’électricité coupe toutes les deux heures. Pas de Wifi.


Je précise que je ne me plains pas du tout. Je partage simplement cette expérience. Si je voulais du confort, je serais logiquement aller ailleurs.


Changement d’heure dans la nuit. 6h (nouvelle heure!), je suis réveillé. Impossible de me rendormir.


Je me lève pour profiter de la terrasse du Blue Bay Hotel avec vue sur la mer.

Cette fois-ci, je vous souhaite une bonne journée car la mienne commence.

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© 2017 par Damien Catala

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